Rapport de l’ANSES, vapotage et titres alarmistes : ce que dit vraiment la science

Rapport de l’ANSES, vapotage et titres alarmistes : ce que dit vraiment la science

Ces derniers jours, de nombreux vapoteurs ont été confrontés à une vague de titres anxiogènes à la télévision, sur les sites d’information et sur les réseaux sociaux : « Vapoter tue », « La cigarette électronique aussi dangereuse que le tabac », « Le vapotage dans le viseur des autorités sanitaires ».

Pour des personnes qui ont arrêté de fumer grâce à la cigarette électronique, ces messages ont provoqué un doute profond, parfois une angoisse réelle, et chez certains, la tentation de reprendre la cigarette, pensant que vapoter ne serait finalement « pas mieux ».

Chez iClope, nous considérons qu’il est de notre responsabilité de remettre les faits au centre, sans minimiser les risques, mais sans les exagérer non plus.

Février 2026

Résumé – Ce qu’il faut retenir avant de lire l’article

Ces derniers jours, certains titres télévisés et messages sur les réseaux sociaux ont affirmé que « vapoter tue » ou que « la cigarette électronique serait aussi dangereuse que le tabac ».

Ces messages ont provoqué une inquiétude légitime chez de nombreux vapoteurs, parfois au point d’envisager un retour à la cigarette.

Voici les faits essentiels, confirmés par le rapport complet de l’ANSES :

• Le vapotage n’est pas sans risque, mais il reste très largement moins dangereux que le tabac fumé, pour tous les effets sanitaires étudiés (cancer, cœur, poumons, grossesse).

Aucun cancer n’a été observé chez les vapoteurs, ni chez l’humain ni chez l’animal, après 15 ans de recul.

• Les effets observés sont le plus souvent transitoires, liés à la nicotine, et comparables à ceux des substituts nicotiniques.

Aucune maladie chronique (infarctus, AVC, BPCO, hypertension…) n’a été attribuée de manière causale au vapotage à ce jour.

• L’ANSES reconnaît que la perception du public est aujourd’hui erronée, beaucoup de Français pensant à tort que la vape est aussi dangereuse que la cigarette.

• Le ton alarmiste du communiqué de presse s’explique par un objectif de prévention des non-fumeurs et des jeunes, et ne reflète pas la nuance du rapport scientifique.

• Revenir à la cigarette serait un recul sanitaire majeur : le tabac cause environ 75 000 décès par an en France, avec des risques avérés et massifs.

Message clé pour vous

Si vous avez arrêté de fumer grâce à la cigarette électronique, continuer à vapoter est, selon l’ANSES, nettement moins risqué que reprendre le tabac.

La suite de cet article détaille ce que dit réellement la science, comment l’information a été déformée, et pourquoi il est essentiel de rester du côté de la réduction des risques.

Ce qu’a réellement étudié l’ANSES

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié début février un rapport d’expertise majeur consacré à l’évaluation des risques sanitaires liés au vapotage.

Ce rapport est le fruit de :

• trois années de travaux,
• l’analyse de 2 500 études scientifiques,
• dont 112 études ont été retenues pour leur qualité méthodologique.

L’évaluation a porté sur quatre grands axes :

• les effets cardiovasculaires,
• les effets respiratoires,
• les effets cancérogènes,
• les effets sur la grossesse et la descendance.

L’ANSES s’appuie sur une hiérarchie de preuve scientifique stricte, définie comme suit :

• avéré : preuves solides chez l’humain ;
• probable : preuves limitées chez l’humain + solides chez l’animal ;
• possible : preuves très limitées, souvent animales ou cellulaires ;
• insuffisant : impossibilité de conclure.

Dans ce cadre, il est fondamental de comprendre que le terme “possible” correspond au niveau de preuve le plus faible. Il ne signifie ni certitude, ni probabilité élevée, ni causalité.

Ce que dit réellement le rapport ANSES

Une réduction massive des risques par rapport au tabac :

Le rapport est très clair sur un point central : pour l’ensemble des effets sanitaires évalués, les risques associés au vapotage sont très inférieurs à ceux du tabac fumé.

L’ANSES insiste sur un élément déterminant : l’absence de combustion, qui constitue « un avantage majeur » du vapotage, en réduisant fortement l’exposition aux substances toxiques et cancérogènes caractéristiques de la fumée de cigarette.

Aucune catégorie de risque liée au vapotage ne dépasse, ni en gravité ni en niveau de preuve, celles observées pour le tabagisme.

Rapport de l'ANSES, page 286 :

« Les connaissances actuelles permettent de conclure que les effets associés à l’usage de la cigarette électronique ne sont pas d’une gravité équivalente à ceux provoqués par le tabac. »

L’ANSES alerte sur une perception publique erronée du vapotage

Un point important, souvent passé sous silence dans les traitements médiatiques, est que l’ANSES elle-même déplore la perception actuelle du vapotage par la population.

L’agence constate que la majorité des Français considère aujourd’hui la cigarette électronique comme aussi dangereuse, voire plus dangereuse, que le tabac fumé.

Or, cette perception va directement à l’encontre des conclusions de son expertise scientifique, qui établit clairement un différentiel de risques en faveur du vapotage par rapport à la cigarette.

L’ANSES estime que cette perception erronée constitue un problème de santé publique, car elle peut :

• décourager les fumeurs d’utiliser un outil de sevrage,
• inciter des vapoteurs à reprendre la cigarette,
• et brouiller les messages de prévention.

C’est pour cette raison que l’agence appelle explicitement à mieux informer la population et à diffuser plus largement les conclusions complètes de son rapport.

Rapport de l'ANSES, page 28 :

« D’après le dernier Baromètre Cancer (2023), dans la majorité de la population générale, les risques liés à la cigarette électronique sont perçus comme équivalents ou plus graves que ceux liés au tabac fumé. Cette perception va à l’encontre des conclusions de cette expertise. Il est donc important de communiquer et diffuser les conclusions de ce rapport auprès des différentes populations. »

Cancer et vapotage : ce que dit vraiment la science

Contrairement à ce que certains titres ont laissé entendre :

  • aucun cancer n’a été observé chez les vapoteurs,
  • aucun cancer n’a été observé dans les études animales,
  • après 15 ans d’existence du vapotage.

Rapport de l'ANSES, page 284 :

« Aucune étude menée chez les utilisateurs de cigarette électronique n’a mis en évidence le développement de tumeurs. »

L’ANSES évoque la survenue possible de modifications biologiques compatibles avec les premières étapes de la cancérogenèse, mais précise explicitement que :

  • ces modifications ne permettent pas de prédire l’apparition d’un cancer,
  • elles n’établissent aucun lien de causalité,
  • l’évaluation d’un risque cancérogène nécessite plusieurs décennies d’observation.

Assimiler ces données prudentes à l’affirmation « vapoter cause le cancer » est donc scientifiquement incorrect.

Effets cardiovasculaires et respiratoires : distinguer effets et maladies

À court terme

L’ANSES observe des effets cardiovasculaires transitoires, notamment :
• augmentation de la fréquence cardiaque,
• augmentation de la pression artérielle.
Ces effets sont liés à la nicotine et sont également observés avec les substituts nicotiniques utilisés depuis des décennies en sevrage tabagique.

À long terme

L’agence est très claire :

Aucune causalité n’a été démontrée entre vapotage et maladies chroniques telles que :

• hypertension,
• infarctus,
• AVC,
• BPCO.

Rapport de l'ANSES, page 11 :

« le lien entre des effets, qui sont des réponses de l'organisme au vapotage et qui ne peuvent être qualifiés de pathologiques, et l'émergence de maladies chroniques, comme l’hypertension ou les coronaropathies, ou la survenue d'événements vasculaires reste à démontrer »

Les données disponibles sont jugées insuffisantes ou au mieux possibles, notamment en raison de :

• populations majoritairement composées d’anciens fumeurs,
• durées d’exposition trop courtes,
• études transversales incapables de démontrer un lien de cause à effet.

Aldéhydes et toxicité : comprendre sans paniquer

Oui, certaines substances comme les aldéhydes sont présentes dans la vapeur.

Mais l’ANSES montre que le vapotage réduit l’exposition à ces substances de 80 à près de 100 % par rapport à la cigarette. L’agence souligne cependant un point méthodologique important : les seuils toxicologiques utilisés sont parfois extrêmement bas, ce qui peut conduire à des résultats anxiogènes sans traduction clinique démontrée.

Elle rappelle également que :

• le matériel utilisé,
• les réglages,
• l’entretien,
• la formulation des e-liquides

influencent fortement les émissions.

Grossesse, jeunes, non-fumeurs : des mises en garde ciblées

L’ANSES rappelle que :

• les non-fumeurs ne devraient jamais commencer à vapoter,
• la protection des mineurs est prioritaire,
• chez la femme enceinte, les substituts nicotiniques sont à privilégier.

Mais elle précise aussi que, si une femme enceinte continue à fumer, la cigarette électronique peut être envisagée comme alternative, car les risques restent moindres que ceux du tabac fumé.

Rapport de l'ANSES, page 317 :

« Une attention particulière doit être portée à la femme fumeuse enceinte ou ayant un projet de grossesse : Il convient de privilégier l’arrêt complet de la cigarette fumée sans utiliser la cigarette électronique mais avec l’aide d’un professionnel de santé. Si elle n’y parvient pas, la cigarette électronique peut être envisagée comme une alternative pour un arrêt complet de la cigarette fumée, dans le cadre d’une réduction des risques. Toutefois, les risques du vapotage sur la descendance existent même s’ils sont moindres que ceux du tabac fumé. »

Comment le rapport ANSES a été traité par les médias :

Nous avons eu le malheur de constater 3 niveaux de traitement du rapport ANSES :

Niveau 1 – Les titres chocs et slogans anxiogènes

Sur certaines chaînes de télévision et formats réseaux sociaux, le rapport ANSES a été résumé par des slogans tels que :

• « Vapoter tue »,
• « La vape aussi dangereuse que la cigarette »,
• « La cigarette électronique dans le viseur des autorités sanitaires ».

(Nous évitons soigneusement de vous donner les liens !)


Ces titres ne reflètent ni la hiérarchie des preuves, ni les conclusions du rapport complet. Ils reposent souvent sur une lecture brute du communiqué de presse, sans contextualisation scientifique, voire sur du "cherry picking" (choisir “les cerises” qui arrangent, et de laisser de côté toutes celles qui nuancent, contredisent ou compliquent le récit).

Niveau 2 – Un traitement prudent mais anxiogène

D’autres médias ont adopté des titres du type :

• « Le vapotage n’est pas sans danger »,
• « Des risques cardiovasculaires possibles »,
• « Une vigilance nécessaire ».

Bien que plus nuancés, ces traitements omettent souvent d’expliquer :

• ce que signifie réellement le terme possible,
• l’absence de causalité démontrée,
• et surtout la comparaison systématique avec le tabac.

Pour un vapoteur, ce discours peut rester profondément anxiogène.

Niveau 3 – Les analyses de fond

Enfin, une minorité de médias et de la presse spécialisée a pris le temps de :

• détailler la méthodologie,
• expliquer la hiérarchie des preuves,
• rappeler que le vapotage reste moins nocif que le tabac.


Ce niveau de lecture est le plus fidèle scientifiquement, mais aussi le moins visible.

Vapotage et rapport ANSES : remettre les faits au centre

Le rapport complet de l’ANSES conclut que le vapotage n’est pas sans risque, mais que ses effets sont globalement moins graves que ceux du tabac fumé, pour l’ensemble des critères sanitaires étudiés.

CE QUE DIT LE RAPPORT ANSES

Le rapport complet de l’ANSES conclut que le vapotage n’est pas sans risque, mais que ses effets sont globalement beaucoup moins graves que ceux du tabac fumé, pour l’ensemble des critères sanitaires étudiés.

POURQUOI LES TITRES ONT SEMÉ LE DOUTE

La communication condensée et certains traitements médiatiques ont mis en avant des risques « possibles » sans expliquer les niveaux de preuve ni la comparaison avec le tabac, créant une perception anxiogène.

POURQUOI REVENIR AU TABAC SERAIT UNE ERREUR

Le tabac expose à des risques avérés, massifs et mortels. Abandonner la vape pour reprendre la cigarette reviendrait à échanger un risque réduit contre un danger certain.

Pourquoi le communiqué de presse de l’ANSES a été plus alarmiste que le rapport

Dans un article publié par Vaping Post, l’ANSES répond sur le ton alarmiste de son communiqué de presse (qui a a fait plus nous surprendre !!).

contrainte structurelle

L’agence explique d’abord une contrainte structurelle : un rapport scientifique de plusieurs centaines de pages ne peut pas être résumé sans pertes de nuances.

Le communiqué de presse, par définition très court, a nécessité des choix rédactionnels forts, au détriment de certaines comparaisons pourtant centrales dans le rapport complet.

Public visé par le communiqué de presse

L’ANSES précise également au VapingPost que ce communiqué ne s’adressait pas prioritairement aux vapoteurs adultes anciens fumeurs, mais visait en priorité les non-fumeurs et les jeunes, afin d’éviter toute banalisation du vapotage et toute entrée dans l’usage.

Dans cette logique de prévention, la comparaison explicite avec le tabac fumé n’a pas été mise en avant, alors même qu’elle constitue un pilier fondamental de l’analyse scientifique.

L’objectif n’était pas de promouvoir la cigarette électronique, mais de rappeler qu’elle n’est pas anodine et doit rester un outil de sevrage, et non un produit de consommation courante.

Faute à demi avouée

L’ANSES reconnaît toutefois que cette communication condensée a pu favoriser des interprétations excessivement alarmistes dans certains médias. Elle souligne d’ailleurs que la perception actuelle du public, selon laquelle le vapotage serait aussi dangereux ou plus dangereux que le tabac, va directement à l’encontre des conclusions de son expertise.

Rapport de l'ANSES, page 11 :

« le lien entre des effets, qui sont des réponses de l'organisme au vapotage et qui ne peuvent être qualifiés de pathologiques, et l'émergence de maladies chroniques, comme l’hypertension ou les coronaropathies, ou la survenue d'événements vasculaires reste à démontrer »

Fiscalité : l’ANSES déconseille une taxation des e-liquides

Un autre point important du rapport, pas repris dans les médias, concerne la fiscalité du vapotage.

L’ANSES met en garde contre une taxation des e-liquides, estimant qu’elle pourrait avoir des effets contre-productifs en matière de santé publique. Selon l’agence, une hausse importante des prix pourrait :

• décourager certains fumeurs d’utiliser la cigarette électronique comme outil de sevrage,
• pousser des vapoteurs vers le DIY non contrôlé,
• favoriser le développement d’un marché parallèle de produits de qualité incertaine.

Ces dérives, déjà observées dans le secteur du tabac, comporteraient selon l’ANSES des risques sanitaires supplémentaires, liés à l’absence de contrôle des produits et des ingrédients utilisés.

L’agence recommande donc de privilégier l’encadrement, la normalisation et la surveillance du marché, plutôt qu’une fiscalité dissuasive qui risquerait de nuire à la réduction des risques.

Rapport de l'ANSES, page 26 :

« une augmentation significative des prix résultant d’une taxation accrue pourrait dissuader certains consommateurs, mais en contrepartie favoriser, d’une part le report vers des produits faits maison avec des ingrédients non adaptés (do it yourself, DIY), d’autre part le développement d'un marché parallèle de produits du vapotage semblable à celui observé dans le secteur du tabac. Ce marché non régulé comporterait des risques sanitaires supplémentaires liés notamment à la qualité incertaine et au manque de contrôle des produits commercialisés »

Pourquoi revenir à la cigarette serait une erreur sanitaire majeure

Le tabac reste responsable d’environ 75 000 décès par an en France. Ses effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes sont avérés, massifs et indiscutables.

Abandonner la vape pour reprendre la cigarette, c’est échanger un risque réduit contre un risque certain, infiniment plus élevé.

Aucune donnée du rapport ANSES ne justifie un tel retour en arrière.

Ce que recommande l’ANSES… et ce que défend iClope

L’ANSES considère le vapotage comme :

• un outil de sevrage tabagique,
• à utiliser de manière transitoire,
• sans cumul avec la cigarette.

Chez iClope, nous partageons cette approche responsable : information transparente, produits conformes, accompagnement des vapoteurs adultes dans leur sortie du tabac.

Conclusion : ne pas laisser la peur décider à votre place

Non, le vapotage n’est pas sans risque.

Mais oui, il reste très largement moins dangereux que le tabac, comme le confirme le rapport complet de l’ANSES.

Céder à la peur médiatique et retourner à la cigarette serait un recul sanitaire, pas une protection.

La meilleure décision reste de continuer à éviter la combustion, en s’appuyant sur une information complète, honnête et rigoureuse.

Chez iClope, nous continuerons à défendre les faits — parce que votre santé mérite mieux que des slogans.

FAQ – Ce que dit vraiment le rapport de l’ANSES sur la cigarette électronique

Non.

L’ANSES conclut explicitement que, pour l’ensemble des effets sanitaires étudiés (cancer, cœur, poumons, grossesse), les risques liés au vapotage sont inférieurs à ceux du tabac fumé.

Cette conclusion est répétée à plusieurs reprises dans le rapport scientifique complet.

Ces titres résultent d’une simplification excessive et parfois d’un cherry picking de certains termes scientifiques, notamment le mot « possible ».

En science, possible correspond au niveau de preuve le plus faible, et ne permet ni d’affirmer un danger grave, ni d’établir une causalité.

Non.

L’ANSES le rappelle clairement : le vapotage n’est pas sans risque, notamment en raison de la présence de nicotine et de certaines substances dans les aérosols.

Mais ces risques sont très largement inférieurs à ceux liés à la combustion du tabac.

Non.

Après environ 15 ans de recul, aucune étude n’a mis en évidence :

• de cancer chez les vapoteurs,
• ni chez l’humain,
• ni dans les études animales.

L’ANSES évoque uniquement des modifications biologiques possibles, qui ne permettent pas de prédire un cancer.

À ce jour, aucune relation de causalité n’a été démontrée entre le vapotage et :

• les infarctus,
• les AVC,
• l’hypertension chronique,
• la BPCO.

Les effets observés sont le plus souvent transitoires, et souvent liés à la nicotine.

Pas toujours.

De nombreux effets cardiovasculaires observés à court terme (augmentation du rythme cardiaque, de la pression artérielle) sont comparables à ceux des substituts nicotiniques autorisés (patchs, gommes, sprays).

L’ANSES précise que la cigarette électronique :

doit être réservée aux fumeurs,
ne doit pas être utilisée par les non-fumeurs,
• peut être envisagée comme outil de réduction des risques lorsque les autres méthodes de sevrage ont échoué.

Non, très clairement.

Le tabac fumé reste responsable d’environ 75 000 décès par an en France, avec des risques avérés, massifs et bien documentés.

Revenir à la cigarette après avoir arrêté grâce à la vape constituerait un recul sanitaire majeur.

Oui.

L’ANSES déplore explicitement que beaucoup de Français pensent à tort que la cigarette électronique est aussi dangereuse que le tabac, et appelle les pouvoirs publics à mieux informer la population.

L’ANSES met en garde contre une taxation excessive, qui pourrait :

• favoriser le retour au tabac,
• encourager le DIY non contrôlé,
• développer un marché parallèle avec des risques sanitaires supplémentaires.

Si vous avez arrêté de fumer grâce à la cigarette électronique, continuer à vapoter reste, selon l’ANSES, nettement moins risqué que reprendre le tabac.