Se faire accompagner pour arrêter de fumer

Aide pour arrêter de fumer : les accompagnements gratuits ou remboursés

Pour arrêter de fumer, vous pouvez être accompagné gratuitement : au 39 89, les tabacologues de Tabac Info Service vous suivent à distance, du lundi au samedi de 8 h à 20 h. Votre médecin, votre sage-femme ou votre infirmier peuvent aussi vous prescrire des substituts nicotiniques remboursés à 65 %. Si vous passez à la vape, ces aides restent utiles.

Par l’équipe iClopeMis à jour le 24 septembre 2026Lecture : 9 min

L’essentiel

  • Le 39 89 de Tabac Info Service met un tabacologue à votre écoute, gratuitement (hors coût éventuel d’un appel local), du lundi au samedi de 8 h à 20 h.
  • La plupart des substituts nicotiniques sont remboursés à 65 % sur prescription, sans plafond annuel.
  • La cigarette électronique n’est pas remboursée, mais Tabac Info Service la présente comme une aide possible pour arrêter le tabac.
  • Parlez de votre vape à votre médecin ou au tabacologue, pour qu’ils en tiennent compte dans votre suivi.
  • Pendant la grossesse, la vape est déconseillée par les autorités sanitaires : des substituts adaptés existent.

Pourquoi se faire accompagner

Vous n’êtes pas seul à vouloir arrêter : selon le Baromètre de Santé publique France, 55 % des fumeurs quotidiens déclaraient en 2024 vouloir arrêter de fumer. La difficulté vient de deux choses. La nicotine crée une forte dépendance : c’est l’avertissement imposé sur chaque e-liquide nicotiné. Et la cigarette s’est installée dans vos habitudes : le café, la pause, la voiture, la fin de repas.

Un accompagnement vous aide sur ces deux plans : préparer la date d’arrêt, ajuster la nicotine, anticiper les moments difficiles et repartir après un écart. Plusieurs aides existent, et elles se complètent.

Les aides pour arrêter de fumer en France, au 24 septembre 2026.
QuiCe qu’il vous apporteÀ savoir
Tabac Info Service, 39 89Un tabacologue à distance, un suivi dans la duréeGratuit, hors coût éventuel d’un appel local
Médecin, sage-femme, infirmier, chirurgien-dentiste, masseur-kinésithérapeuteUn bilan, des substituts nicotiniques sur prescription, un suiviSubstituts remboursés à 65 % pour la plupart
PharmacienDes conseils pour bien utiliser les substitutsRemboursement sur présentation de l’ordonnance
Tabacologue en consultationUn suivi approfondi, utile après plusieurs tentativesVotre médecin peut vous orienter
Notre équipe iClopeDes conseils sur le matériel et les e-liquidesAucun conseil médical

Tabac Info Service : le 39 89 et l’application

Tabac Info Service propose un accompagnement par téléphone, au 39 89 :

  • Qui répond : des tabacologues, pour un accompagnement « longue durée, personnalisé et à distance, entièrement gratuit ».
  • Quand : du lundi au samedi, de 8 h à 20 h. Vous pouvez aussi demander à être rappelé sur rendez-vous.
  • Combien : l’appel est gratuit depuis la plupart des téléphones, ceux dont le forfait inclut les appels illimités. Sinon, il coûte le prix d’un appel local.
  • Pour les personnes sourdes ou malentendantes : un accès est prévu par le service Acceo.

Tabac Info Service propose aussi une application mobile, et son site consacre une page à la vapoteuse. Il y écrit qu’elle « peut vous aider à diminuer votre consommation de cigarettes, en vue d’un arrêt total du tabac ». Vous pouvez donc appeler le 39 89 en expliquant que vous vapotez, ou que vous comptez le faire.

Préparer votre premier appel

Notez avant d’appeler combien de cigarettes vous fumez par jour, à quels moments l’envie est la plus forte et ce qui vous a fait rechuter lors d’une tentative précédente. Si vous vapotez, notez aussi votre matériel et votre taux de nicotine. Ces repères font gagner du temps et rendent les conseils plus précis.

Médecin, sage-femme, infirmier : les substituts nicotiniques remboursés

Votre médecin traitant est souvent le premier interlocuteur : il peut faire le point avec vous sur votre consommation et votre santé, et vous prescrire des substituts nicotiniques. Il n’est pas le seul. Une sage-femme, un infirmier, un chirurgien-dentiste ou un masseur-kinésithérapeute peuvent aussi les prescrire.

Selon l’Assurance maladie (page mise à jour le 4 décembre 2025).
QuestionRéponse
Taux de remboursement65 % pour la grande majorité des substituts nicotiniques, depuis le 1er janvier 2019
ConditionUne prescription par un médecin, une sage-femme, un infirmier, un chirurgien-dentiste ou un masseur-kinésithérapeute
Plafond annuelAucun : l’ancien forfait de 150 € par an n’existe plus
Formes concernéesPatchs, gommes, comprimés à sucer, pastilles, sprays buccaux
ExceptionsCertains inhaleurs et sprays restent en prix libre
Cigarette électroniqueNon remboursée : « les produits de vapotage ne sont pas des produits de santé »

Votre pharmacien vous conseille ensuite sur l’usage des substituts : où poser un patch, comment mâcher une gomme, à quel rythme. Parlez-lui aussi de votre cigarette électronique si vous en utilisez une.

Consulter un tabacologue

Le tabacologue est spécialisé dans l’arrêt du tabac. Vous pouvez en joindre un par téléphone au 39 89, ou demander à votre médecin de vous orienter vers une consultation près de chez vous. Un suivi rapproché peut vous aider en particulier si :

  • vous avez déjà essayé d’arrêter plusieurs fois ;
  • vous fumez beaucoup, ou dès le réveil ;
  • vous consommez aussi d’autres produits, ou traversez une période difficile ;
  • vous êtes enceinte, ou avez un problème de santé qui demande un suivi.

La vape dans votre accompagnement

Les autorités ne disent pas toutes la même chose de la cigarette électronique. Mieux vaut connaître leurs avis, datés, avant d’en parler à un soignant :

  • Tabac Info Service (page mise à jour le 16 février 2026) : la vapoteuse peut vous aider à diminuer vos cigarettes « en vue d’un arrêt total du tabac ». Le site précise que « le vapotage présente des risques pour la santé », qu’« il semble que vapoter reste moins dangereux que fumer des cigarettes » et que « l’idéal est de limiter dans le temps le double usage ».
  • La revue Cochrane, mise à jour en août 2026 : la cigarette électronique avec nicotine aide davantage de personnes à arrêter de fumer que les substituts nicotiniques, avec un niveau de certitude élevé.
  • L’ANSES, en février 2026 : elle « peut être envisagée comme une option transitoire pour les personnes rencontrant des difficultés à arrêter de fumer », dans une démarche de sevrage où elle remplace entièrement le tabac.
  • La Haute Autorité de santé, dans sa recommandation de 2014 : elle ne la recommande pas comme outil d’aide à l’arrêt, mais son utilisation « chez un fumeur qui a commencé à vapoter et qui veut s’arrêter de fumer ne doit pas être découragée ».
  • Le Haut Conseil de la santé publique, en 2021 : les preuves sont insuffisantes pour que les professionnels de santé la proposent, sans exclure qu’elle aide certains fumeurs.

Concrètement, si vous avez choisi la vape pour arrêter de fumer, dites-le à votre médecin ou au tabacologue : ils pourront en tenir compte dans votre suivi.

Deux repères guident la suite. D’abord, viser l’arrêt complet du tabac plutôt qu’un mélange de cigarettes et de vape : notre guide Fumer et vapoter en même temps aide à sortir de cette étape. Ensuite, envisager plus tard l’arrêt de la vapoteuse elle-même, accompagné par un professionnel de santé, comme le conseille Tabac Info Service : voir Baisser son taux de nicotine sans reprendre la cigarette. Le parcours complet est dans Arrêter de fumer avec la vape.

Enceinte : un accompagnement adapté

Pendant la grossesse, la cigarette électronique est déconseillée par les autorités sanitaires françaises. Le Haut Conseil de la santé publique l’a déconseillée en 2021 aux femmes enceintes qui fument, « en l’absence de données sur l’efficacité, et par principe de précaution ». Tabac Info Service rappelle que la Société francophone de tabacologie et le Collège national des gynécologues et obstétriciens français en déconseillent l’usage, et que les substituts nicotiniques « sont tout à fait compatibles avec la grossesse ». L’ANSES évoque en 2026 des effets possibles sur le développement cardiovasculaire et respiratoire du fœtus.

Parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme, qui peuvent vous prescrire des substituts adaptés, ou appelez le 39 89.

Et nous, pour le matériel

Nous sommes une boutique de cigarettes électroniques, pas un service de santé. Notre équipe répond au 01 87 66 15 47, et par écrit depuis la page Nous contacter, sur tout ce qui touche au matériel : choisir un modèle simple, trouver un taux de nicotine de départ, comprendre une fuite ou un goût de brûlé. Pour votre santé, vos traitements et votre suivi d’arrêt, adressez-vous aux professionnels cités plus haut.

Pour mieux comprendre les risques de la vape avant d’en parler avec eux, lisez Cigarette électronique et santé : ce que disent les études.

Questions fréquentes

Tabac Info Service, c’est gratuit ?

Oui. L’accompagnement par les tabacologues du 39 89 est entièrement gratuit. L’appel est gratuit depuis la plupart des téléphones, ceux dont le forfait inclut les appels illimités ; sinon, il coûte le prix d’un appel local. Le service répond du lundi au samedi, de 8 h à 20 h, et peut vous rappeler sur rendez-vous.

Qui peut prescrire des patchs nicotiniques ?

Un médecin, une sage-femme, un infirmier, un chirurgien-dentiste ou un masseur-kinésithérapeute. Sur prescription, la grande majorité des substituts nicotiniques (patchs, gommes, comprimés à sucer, pastilles, sprays buccaux) sont remboursés à 65 % par l’Assurance maladie. Il n’y a plus de plafond annuel : l’ancien forfait de 150 € par an a disparu.

Peut-on être suivi par Tabac Info Service si l’on vapote ?

Oui. Tabac Info Service consacre une page à la vapoteuse et écrit qu’elle « peut vous aider à diminuer votre consommation de cigarettes, en vue d’un arrêt total du tabac ». Signalez que vous vapotez : le tabacologue pourra en tenir compte, notamment pour limiter dans le temps la période où vous fumez et vapotez à la fois.

Mon médecin peut-il me conseiller la cigarette électronique ?

Les recommandations officielles ne l’invitent pas à la proposer : la Haute Autorité de santé ne la recommande pas comme outil d’aide à l’arrêt (recommandation de 2014), et le Haut Conseil de la santé publique jugeait en 2021 les preuves insuffisantes pour que les soignants la proposent. Si vous vapotez déjà pour arrêter de fumer, la HAS précise en revanche que son utilisation « ne doit pas être découragée ». Parlez-en avec lui.

Qui peut m’aider après une rechute ?

Un écart n’efface pas le chemin parcouru. Rappelez le 39 89 ou votre soignant, cherchez ce qui a déclenché la cigarette (stress, alcool, soirée, manque) et ajustez votre plan. Si vous vapotez, vérifiez votre taux de nicotine et votre matériel : un taux trop bas peut entretenir l’envie de fumer.