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5 bonnes raisons de faire ses e-liquides soi-même

Publié le : 17/06/2020
Catégories : Technique , Tests Produits

Le do-it-yourself est une véritable vague de fond irriguant tous les pans du quotidien, de la culture au bricolage, en passant par la couture ou le jardinage. De par sa simplicité et son potentiel créatif, la conception de e-liquide pour cigarette électronique est devenue un lieu privilégié du faire par soi-même.

Fabriquer son e-liquide DIY

Dans la communauté des vapoteurs, il s’agit d’une pratique qui compte chaque jour de nouveaux adeptes. Pourquoi un tel succès ? Contrairement aux tubes et aux roulées pour les cigarettes conventionnelles, il ne s’agit pas que d’un bon plan pour faire des économies, d’ailleurs souvent au détriment du goût. Plus exactement, si la motivation économique reste première dans cette pratique, les possibilités de personnalisation poussée, le plaisir de jouer à l’apprenti chimiste et le sentiment communautaire associé à la fabrication de e-liquides DIY constituent les véritables moteurs à la progression de cette pratique. Dans cet article, nous vous présentons cinq arguments majeurs en faveur de cette pratique promise à un bel avenir.

1 – Des économies substantielles

C’est bien connu. Le passage du tabac à la cigarette électronique, en plus d’un bénéfice hors de tout prix pour la santé, permet de faire d’importantes économies. On considère généralement qu’il est au moins 3 fois moins cher de vapoter des e-liquides prêt à usage que de fumer. Cette logique est prolongée par le passage aux e-liquides DIY.

Le coût moyen des e-liquides maisons est de l’ordre de 3 à 5 fois moins cher que celui des flacons déjà préparés de 10 ml du commerce, ce qui est plus qu’intéressant. Prenons un exemple concret, avec l’exemple fictif d’un vapoteur régulier à 6 mg/ml de nicotine souhaitant concevoir 200 ml de e-liquide maison pour faire des économies sur les deux prochains mois. En effet, jusqu’ici, il déboursait chaque mois 5,50 € x 20 unités = 110 € en flacons prêts à usage de 10 ml de Red Astaire pour sa consommation mensuelle.

Notre vapoteur va commencer par acheter une base. Il s’agit de l’ingrédient le plus bon marché de sa liste de course DIY. Pour cette base de 125 ml (forcément sans nicotine depuis la directive européenne) en ratio 50/50 PG/VG de la marque Vincent dans les vapes, il ne déboursera que 4,50 €. Il va ensuite ajouter à cette base plusieurs boosters de nicotine à 20 mg/ml pour atteindre la concentration voulue. Le prix des boosters de nicotine ayant presque été divisé par deux depuis 2017, il lui en coûtera seulement 5,50 € pour 5 flacons de la marque VDLV. Enfin, il choisira parmi un très large choix d’arôme celui qu’il aimait déjà le plus, mais cette fois, en version concentrée. Il ajoutera donc 30 ml du célèbre Red Astaire pour 13,90 € à son panier.

Finalement, pour 200 ml de e-liquide DIY ( 125 ml de base + 50 ml de booster + 25 ml d’arôme), il lui en aura coûté seulement 23,90 € ! Vous le voyez, pour cet exemple, la création maison d’un e-liquides lui sera revenue 4,6 fois moins cher qu’avec des e-liquides prêts à l’usage.

2 – Le plaisir de faire par soi-même

Au quotidien, sous l’effet des nouvelles technologies et de la tertiarisation du monde du travail, les occasions d’utiliser ses mains et sa tête pour résoudre des problèmes concrets et pratiques se font de plus en plus rares. Sortir les seringues et les flacons gradués, tenter des mélanges de produits aux couleurs vives et se faire surprendre par l’apparence ou par le goût de la mixture obtenue, avoir des gestes précis pour ne pas s’en mettre plein les doigts, c’est en réalité renouer avec des plaisirs simples.

De même, certains verront dans la création maison de e-liquides un moyen de sortir un peu du schéma consumériste classique, en devenant créateur et non plus seulement consommateur, en maîtrisant mieux leur composition et en laissant parler leur créativité. C’est, en un mot, avoir le goût d’apprendre un savoir-faire, de comprendre comment fonctionnent les choses autour de soi. Le goût de la débrouille, de l’improvisation, voir de l’aventure.

Pour que la création de e-liquides DIY soit accessible à tous, il est possible d’acheter des kits simplifiant énormément la démarche. Ceux-ci contiennent généralement une base et le bon nombre de boosters de nicotine pour le dosage voulu. Vous n’avez donc rien de plus à savoir que si vous commandiez des e-liquides tout faits, c’est-à-dire, quel dosage nicotinique vous convient et quel ratio PG/VG est adapté à vos préférences et à votre matériel. Il ne vous reste plus qu’à ajouter le ou les arôme(s), dans les proportions inscrites sur le flacon.

3 – Une dimension communautaire poussée

Se lancer dans la création de e-liquides DIY, ce n’est pas seulement faire des économies ou des travaux manuels : c’est aussi rejoindre une communauté de passionnés, ne rechignant pas à aider ou à conseiller les débutants. En effet, le succès de la fabrication de e-liquides maison s’est accompagné de la création d’une véritable communauté autour de cette activité. Sur les sites spécialisés, vous trouverez une véritable mine d’or d’informations pour vous aider dans votre démarche de création maison de e-liquides : calculateurs de dosage, tutos vidéos ou même guides complets sur le DIY.

En complément, vous pouvez fréquenter les forums, lieux où la discussion ne cesse jamais. Vous trouverez un nombre impression de threads où chacun partage sa recette miracle (son daily, ou e-liquide de tous les jours). Vous pouvez aussi vous adresser aux vapoteurs autour de vous, qui accepteront très sûrement de vous initier à cette pratique certes populaire et simple d’accès pour des créations simples, mais de nature beaucoup plus ésotérique quand on monte en complexité.

4 – Des possibilités de personnalisation infinies

Le miracle du faire par soi-même réside, outre les points déjà évoqués, dans la possibilité laissée au vapoteur de concevoir des e-liquides entièrement personnalisés. En faisant vous-même vos mélanges, vous pouvez penser la viscosité de votre liquide (au pourcentage près). Vous pouvez aussi adapter le taux de nicotine (sous forme diluée ou de cristaux) à votre besoin du moment, ce qui est très précieux pour diminuer en douceur votre addiction à la nicotine.

Surtout, vous pouvez personnaliser à l’infini les saveurs, par un choix démesuré d’arômes et de combinaisons entre ces arômes, ainsi qu’ajouter une touche plus sensorielle par l’ajout d’additifs (mentholés, sucrés, acides…). En jouant sur l’ensemble de ces paramètres, vous pouvez, en partant de zéro ou en vous inspirant d’une recette déjà bien connue, concevoir un liquide qui, s’il ne sera jamais commercialisé, aura le mérite de s’approcher, pour vous, de la perfection. Vous pouvez laisser exprimer votre créativité et réaliser enfin cet e-liquide "tabac brun-ananas sensation menthol-poivré à 12 mg/ml de nicotine" dont vous avez toujours rêvé !

5 – Des contreparties peu gênantes

Comme vous allez le voir, les quelques désavantages de la fabrication maison de e-liquides par rapport à l’achat de e-liquides prêts à l’usage ne remettent pas en cause son intérêt. Il s’agit donc d’une véritable cinquième bonne raison de s’y mettre.

Premièrement, il faut remarquer que cette méthode nécessite un (tout petit) peu plus de temps. Lors de l’achat, pour réfléchir à ses besoins et à ses futurs projets de création, mais aussi et surtout lors de la préparation elle-même, qui prend de quelques minutes à quelques dizaines de minute, en fonction de la complexité de vos mélanges et de votre expérience.

Deuxièmement, elle peut dans certains cas demander de la patience avant de pouvoir vapoter ses créations. Quand on prépare ses e-liquides soi-même, il faut respecter le steeping, ou en français, la « macération » du mélange. En fonction des saveurs, cela peut prendre plus ou moins de temps : de deux jours, pour des arômes mentholés, à près d’un mois pour les saveurs plus complexes, notamment le tabac. Certes, les hacks pour accélérer le steeping ne manquent pas sur le web, mais rien ne vaut le temps qui passe pour un bon résultat.

Troisièmement, cette méthode nécessitée de prendre quelques précautions. D’une part, les bases et les arômes sont salissants. Attention à vos vêtements et à vos meubles quand vous effectuez vos mélanges. D’autre part, et surtout, il faut faire attention à vous, en vous protégeant de la toxicité – relative – de vos liquides nicotinés (notamment les boosters). Il faut éviter tout contact entre eux et votre peau. Pensez à bien vous laver les mains après maniement ou, dans l’idéal, à porter des gants.

Enfin, le résultat obtenu ne sera pas toujours à la hauteur. Il est parfois difficile (voire impossible) de retrouver le goût exact des préparations du commerce, et ce, même avec un arôme portant le même nom et de la même marque ! De même, il arrive que les arômes DIY aient un goût un peu plus « cartonneux » que les versions prêtes à usages. Mais il s’agit là de ressentis subjectifs, et vous pouvez très bien au contraire préférer la version élaborée par vos soins.

Comme pour toute activité créative, le risque d’erreur existe. Mais c’est aussi et surtout prendre le risque de faire de belles découvertes!

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