Pod et sel de nicotine : Le futur de la vape ?

Publié le : 21/12/2018
Catégories : Actualité générale

Si le concept de vaporisateur personnel existe depuis de nombreuses décennies, c’est au début des années 2010 que la cigarette électronique a réellement commencé à faire parler d’elle, se démocratisant et devenant à une vitesse fulgurante l’un des outils de sevrage du tabac les plus utilisés et en tout cas, le plus populaire.L’une de celles ayant participé à cet essor est sans conteste l’eGo C de Joyetech. Avec ce modèle, celui qui est aujourd’hui l’un des grands leaders du marché de la vape apportait quelque chose de très innovant au dispositif de vapotage avec ses têtes d’atomiseurs (résistances) changeables.

C’est certainement avec ce modèle au design sobre que les plus anciens d’entre vous auront connu leurs premières sensations de vape satisfaisantes.

La révolution étant faite, tout ne fut ensuite qu’évolution logique. Puissance variable, indicateur de batterie, airflow, écran OLED, MODification avec les boxs et autres e pipes, contrôle de température, matériel reconstructible, bottom feeder, etc, etc. La liste est extrêmement longue et il serait impossible ici de tout lister.

Quelques années ont passé et l’un des chemins empruntés, certainement le plus large boulevard choisi par l’industrie, a été l’escalade de la puissance. Si bien qu’aujourd’hui, il n’est pas rare de voir des modèles approcher ou même dépasser joyeusement la barre des 200 watts.

On devrait légitimement se demander si cette course à la puissance, adoptée par la quasi totalité des fabricants, est utile au vapoteur. Sert elle à aider à l’arrêt du tabac ?

D’un point de vue complètement personnel, je répondrai non. Admettre que la barre des 200 w serait la norme n’a aucun sens, sauf si l’on pense que vapoter a pour but de faire le plus gros nuage de vapeur possible. Cela équivaut à proposer à chaque nouveau titulaire du permis de conduire une grosse cylindrée.

Posons nous la question évidente que chaque fumeur, susceptible d’abandonner la clope pour la e cigarette devrait se poser : « En quoi la cigarette électronique va t’elle me faire oublier la vraie cigarette ? De quoi ai je réellement besoin pour que cela fonctionne ? »

Suivant le niveau de dépendance du fumeur, la réponse peut varier sensiblement mais certains éléments sont inhérents au fumeur, quel que soit son niveau de dépendance.

On citera bien sur son addiction à la nicotine, le besoin de « prendre sa dose ». L’on pourra aussi parler du geste de fumer, qui après des années de pratique, parfois des décennies entières, s’est inscrit profondément dans l’ADN d’une personne, faisant d’elle ad vitam aeternam (c’est ce dont elle est persuadée), un fumeur. Il y a aussi le « hit », que l’on ne prend d’ailleurs la peine d’identifier que lorsque l’on est passé du statut de fumeur à celui de vapoteur.

Tous ces maux peuvent, et sont traités efficacement par la cigarette électronique. Et il n’est nul besoin de se diriger vers un modèle outrageusement puissant pour trouver satisfaction.

Ceci nous emmène dans une autre direction, explorée par l’industrie de la vape. Un chemin emprunté assez récemment grâce à l’émergence des sels de nicotine.

Parlons nicotine.

La nicotine utilisée traditionnellement dans les e liquides que nous connaissons et utilisons depuis des années est une nicotine purifiée.

En effet, afin de devenir une nicotine de qualité pharmaceutique et sans risque pour un usage en inhalation, elle connaît un traitement en deux temps.

Tout d’abord, elle est extraite de la plante par un procédé de traitement chimique qui permet une extraction à très haut rendement. Mais ce procédé a pour incidence de « polluer » la nicotine, dans laquelle on retrouve une forte concentration de résidu des produits d’extraction.

La nicotine est donc ensuite purifiée et peut enfin être utilisée sans risque par l’homme en inhalation avec la cigarette électronique.

Si la nicotine obtenue par ce processus est d’une grande pureté, elle présente toutefois quelques inconvénients : D’abord, il faut savoir que ce traitement la rend plus instable et la dégrade. Cela a pour effet d’amoindrir ses effets. Par ailleurs, plus elle vieillit, moins elle se révèle efficace.

Et puisque l’on parle d’efficacité, il est bon de savoir que cette nicotine purifiée se révèle bien moins efficace que que celle contenue dans une vraie cigarette. Concrètement, il faut environ 10 minutes de vapotage pour obtenir le même effet de satiété qu’avec 10 secondes à tirer sur une vraie cigarette. C’est ce qu’on appelle la règle des deux 10.

C’est l’une des raisons pour lesquelles vous vapotez certainement plus que vous ne fumiez.

Autre souci (et pas des moindres) posé par la nicotine purifiée : le hit. Un gros fumeur ayant un fort besoin nicotinique se dirigera logiquement vers un e liquide à fort taux de nicotine (16 voire 18 mg/ml). Et il n’est pas rare de rencontrer de vrais problèmes de gêne (fortes quintes de toux) qui peuvent refroidir le nouveau vapoteur dont l’expérience se révèle alors des plus désagréables.

Le sel de nicotine. Une réelle avancée dans le monde de la vape.

Les sels de nicotine existent depuis quelques années aux Etats Unis et commencent à faire parler d’eux chez nous.

Peu connu du grand public, le e liquide aux sels de nicotine présente pourtant quelques avantages non négligeables pour convaincre le primo vapoteur dont le besoin nicotinique est élevé.

S’adressant particulièrement aux utilisateurs sujets aux problèmes de toux récurrentes avec un e liquide classique, les sels de nicotine ont la particularité d’adoucir grandement le hit, et ce, même avec un fort taux.

Autre avantage notoire, le sel de nicotine a un effet plus rapide que la nicotine purifiée sur l’organisme. Résultat ? L’on vapote moins pour un résultat tout aussi satisfaisant.

Enfin, en terme de conservation, le sel de nicotine présente aussi aussi un réel avantage. Plus proches de la nicotine à l’état naturel, ils sont plus résistants et se conserveront bien plus longtemps qu’un e liquide contenant de la nicotine purifiée.

Alors, le sel de nicotine est il un produit miracle et supplantera t’il la nicotine purifiée ?

La réponse que l’on apportera ici est très mitigée. Il est difficile de savoir de quoi sera fait demain mais nous savons que les e liquides aux sels de nicotine ne sont pas nouveaux et ont bien du mal à s’étendre à l’ensemble des vapoteurs. Pourquoi ?

Tout d’abord, il y a la question du prix. La production de e liquide à base de sels de nicotine étant plus élevée que celle de e liquides classiques, le prix en boutique (sans être exorbitant) est forcément plus élevé.

Ensuite vient la question de l’utilisateur ciblé. Les e liquides aux sels de nicotine ne s’adressent pas à tous les vapoteurs. Sont principalement concernés les primo vapoteurs dont le besoin en nicotine est élevé et et qui sont sujets aux quintes de toux répétées avec le e liquide classique.

Un vapoteur qui n’est pas sujet à ce problème et qui, au contraire, à besoin d’un hit fort, ne trouvera pas son bonheur avec le sel de nicotine.

Et nous parlions plus haut de la puissance grandissante du matériel. Clairement, le possesseur d’une box vapotant à 70 w ne pourra pas utiliser un e liquide au sel de nicotine, sous peine de se trouver très rapidement en surdosage.

Pod et sel de nicotine : Le combo idéal.

A contre courant des matériels toujours plus puissants, sont donc apparus les Pods mods. Les pods mods sont des minis cigarettes électroniques, au format hyper discret et peu puissants. Généralement, ils fonctionnent avec un système de cartouche (appelée Pod). Simples à utiliser, peu encombrants, les pods s’adressent tout particulièrement au primo vapoteur qu’une box ou une cigarette électronique pourrait rebuter de part son format parfois imposant.

Le e liquide aux sels de nicotine nécessitant peu de puissance pour pouvoir être utilisé sans risque de surdosage, le mariage Pod Mod et sels de nicotine était inévitable. Et cela fonctionne à merveille. C’est donc aujourd’hui une réelle nouvelle opportunité qui est offerte au vapoteur débutant pour peu que son profil de fumeur soit clairement identifié.

Le duo Pod + Sel de nicotine vous conviendra t’il ?

A qui s’adresse tout particulièrement ce duo ? Il se peut que vous ayez essayé la cigarette électronique et que vous toussiez anormalement.

Il ne faut pas confondre la toux liée au hit (celle causée par une intolérance au produit ou un trop fort taux de nicotine), et la toux liée à l’arrêt du tabac. En effet, il n’est pas rare de tousser lorsque l’on arrête de fumer : C’est le signe que votre organisme se décrasse.

Si vous êtes gêné lorsque vous vapotez, que cela vous irrite la gorge, que cela vous fait tousser, c’est très vraisemblablement lié au taux de nicotine. Vous pouvez alors faire le choix de vous tourner vers un taux moins élevé. Mais la conséquence sera que vous vapoterez davantage afin de combler le manque de nicotine.

L’alternative solide pourra alors être de se tourner vers un pod et un e liquide aux sels de nicotine à fort taux.

A contrario, le sel de nicotine pourra ne pas vous convenir si vous avez besoin d’un hit prononcé.

Bien identifier ses besoins est capital pour aborder confortablement la e cigarette. Essayer ce qu’utilise son entourage peut aider à y voir plus clair. Consulter les forums et discuter avec d’autres utilisateurs permet aussi de répondre à certaines questions. Enfin, nous demander conseil ne coûte rien et permet souvent de déterminer vos besoins réels et vous orienter le mieux possible. Alors n’hésitez pas à nous contacter par mail, en utilisant notre chat ou mieux, en nous passant un coup de fil. Nous prendrons toujours le temps de discuter avec vous et vous conseiller du mieux que nous pouvons.

Enfin, sachez que le sel de nicotine est désormais accessible aux amateurs de DIY. Si vous souhaitez faire vous même vos e liquides nicotinés, vous pouvez dès maintenant utiliser les boosters sel de nicotine Extrapure.

Bonne vape à toutes et à tous !

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